images et objets pour une histoire millénaire
Société d'histoire et d'archéologie
du canton de Neuchâtel

Améliorer la formation horlogère

Légende
Sujet
Le nouveau bâtiment de l’école d’horlogerie de Fleurier à la rue Daniel-JeanRichard
Auteur
Comptoir de Phototypie Neuchâtel (éditeur)
Date
vers 1905
Technique
carte postale
Dimensions
H: 9 cm L: 14 cm
Lieu de conservation
Musée régional d’histoire et d’artisanat du Val-de-Travers
Référence de l’œuvre
B.C. prêt. Collection privée
Contexte

Avec le perfectionnement des techniques et des outils de l’horlogerie, le système traditionnel d’apprentissage montre rapidement ses limites face à la complexification des savoir-faire. L’essor des fabriques ne fait que renforcer la demande d’une main-d’œuvre plus qualifiée. Sous la pression des industriels, les autorités locales ouvrent des filières de formation pour une production horlogère de haut niveau. Fleurier, dont l’essor industriel est important au milieu du XIXe siècle, fait office de précurseur en ouvrant la première école d’horlogerie du canton en 1851. D’autres écoles voient ensuite le jour à La Chaux-de-Fonds (1865), Le Locle (1868) et Neuchâtel (1871). A Fleurier, une nouvelle école ouvre en 1875. Un bâtiment supplémentaire est inauguré en 1896.

Description

Placé au carrefour des rues Daniel-JeanRichard et de la Promenade, un passant contemple le nouveau bâtiment de l’Ecole d’horlogerie, inauguré en 1896. La rue Daniel-JeanRichard est plantée de jeunes arbres. La carte postale porte au verso l’oblitération « 1907 », mais a probablement été éditée quelques années auparavant.

Interprétation

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Fleurier devient un centre horloger important dans le canton. Le village compte 340 horlogers en 1850, puis leur nombre s’élève à 634 (répartis dans 142 ateliers et fabriques) en 1866. En 1892, une école mécanique appliquée à l’horlogerie vient compléter la filière classique. La construction d’un nouveau bâtiment quatre ans plus tard indique clairement la volonté des autorités de Fleurier (et du canton) de se doter de moyens pour garder leur primauté dans le monde horloger du siècle naissant.

En savoir plus ...

Cruchaud, Anne-Marie, « École d’horlogerie Fleurier », in : Dix écoles d’horlogerie suisses, Chefs-d’œuvre de savoir-faire, Neuchâtel : Ed. Simonin, 2010, pp. 353 à 388.

Auteur : Laurence Vaucher / Vincent Callet-Molin

Catégories: Instruction publique, Mesure du temps, 1891-1913

Notice 325 sur 477.